Clôture du Festival International de la Bande Dessinée d’Alger : Une réussite en dépit de la pandémie Covid-19

Ainsi la 13e édition du Festival international de la bande dessinée d’Alger (Fibda), qui s’est déroulée du 22 au 26 décembre, a pris fin, dimanche dernier, par une cérémonie de remise des prix aux lauréats du concours du meilleur costume cosplay, du meilleur solo, du meilleur cosplay humour, de la meilleure performance, du meilleur groupe […] L’article Clôture du Festival International de la Bande Dessinée d’Alger : Une réussite en dépit de la pandémie Covid-19 est apparu en premier sur El Watan.

Clôture du Festival International de la Bande Dessinée d’Alger : Une réussite en dépit de la pandémie  Covid-19

Ainsi la 13e édition du Festival international de la bande dessinée d’Alger (Fibda), qui s’est déroulée du 22 au 26 décembre, a pris fin, dimanche dernier, par une cérémonie de remise des prix aux lauréats du concours du meilleur costume cosplay, du meilleur solo, du meilleur cosplay humour, de la meilleure performance, du meilleur groupe et du coup de cœur du jury.

Le premier prix du meilleur costume a été attribué à The hidden artist (Original work), le deuxième prix du meilleur solo est revenu à El Moundji Benzid (Genji de Overwatch), et le troisième a été décerné à Moundher Saidani (Azir de Azir de league of legends). D’autres prix ont été décernés à Takaline Djamel (Robocop) pour la meilleure performance, à Narimane Mebrouk, Aïssat Abdelkarim, Nour El Houda Zeghan (Original work) pour la meilleure performance et Meriem Bensadi (Uriel-Darksiders) pour le coup de cœur du Jury.

Placée sous le slogan «Edition de la renaissance» en raison d’une absence de près de deux ans suite à la pandémie de la Covid-19, cette édition s’est focalisé, essentiellement, sur la formation et sur les ateliers. Le festival, qui s’est tenu sur les trois niveaux de l’Office de Riad El Feth Riadh, a proposé un programme à la fois riche et varié en activités. Il a comporté entre autres neuf prestigieuses conférences, cinq ateliers pédagogiques, cinq expositions internationales et deux hommages à des pionniers de la bande dessinée, à savoir à Saïd Zanoune et au défunt Mohamed Aram.

Lors de la cérémonie, a été dévoilée, également, une fresque de trois tableaux sur le Coronavirus, intitulée «Vivre en temps de la Covid» réalisée par les étudiants de l’Ecole supérieure des beaux-arts d’Alger (ESBA). Outre la Tunisie, invité d’honneur, qui a participé avec un dessinateur, un didacticien et deux cosplayers, ce rendez-vous, dédié aux bulles, a vu la participation également d’autres pays étrangers, à l’image du Japon, des Etats-Unis, la France, la Pologne et la Côte d’Ivoire.

L’Algérie s’est distinguée, quant à elle, par la participation d’une vingtaine d’artistes et de bédéistes algériens au talent avéré. Parmi les conférences intéressantes animées, citons entre autres celle intitulée «Passerelles entre la BD algérienne et le manga japonais», présentée par les académiciens de l’université japonaise de Tsukuba et des spécialistes de mangas japonais, tels que d’Aoyagi Etsuko et Miki Yamamoto.

De même que les artistes de cosplay français réputés, dont Isabelle Jeudy, championne du monde de Cosplay en 2007 et Isabelle Hérault, championne de France de Cosplay en 2019, ont animé une conférence digitale intitulée «Parlons Cosplay». Pour le nouveau commissaire du Fidba et journaliste à la Chaîne III, Salim Brahimi alias « Sayan», le pré-bilan de cette édition est des plus positifs, et ce, malgré les difficultés, liées à la pandémie. Il fallait s’adapter à la conjoncture. «Le festival était absent presque deux ans. Nous avons remarqué une très grande affluence pendant les cinq jours du festival. Cela s’explique par le fait qu’il y a une grande affluence et une demande en termes de bandes dessinées sur trois générations et que les Algériens raffolent de cet art.

Nous avons choisi d’organiser le Fibda au niveau des trois étages de Riad El Feth avec une signalétique et non pas sur l’esplanade qui aurait pu compromettre le festival à cause des intempéries. Il est important de souligner que cette 13e du Fibda n’était pas tâche facile en raison des difficultés liées aux déplacements des invités étrangers faute de billetterie. Il y va de soi que beaucoup de participants invités n’ont pas pu faire le déplacement à Alger à cause de l’indisponibilité de la billetterie, conséquence directe de la pandémie Covid-19», souligne-t-il.

Revenant sur le prix du billet d’entrée fixé à 500 DA, le commissaire soutient que le prix n’est nullement exagéré, sachant qu’ les nombreuses activités sont gratuites. Il prend comme exemple le prix de l’un des plus grands événements japonais «Bonzai» en Tunisie où avec la reconversion de la devise, le prix du ticket équivaut à 1800 da algériens. «500 da, c’est aussi le prix d’une pizza», lance t-il.

Notre interlocuteur rappelle sur la lancée que cette dernière édition s’est caractérisée par une nouvelle approche. Le premier objectif réside sur la formation. «Nous visons, également, les étudiants des Beaux-Arts qui puissent accéder dans le monde professionnel à travers ce festival. Celui-ci n’est pas là pour amuser mais pour former aussi. Il faut savoir que toutes les expositions ont été organisées par les étudiants des Beaux-Arts.

Cela nous honore, car ils ont fait un travail professionnel. Par ailleurs, si on devait parler de la bande dessinée, nous avons un ancrage historique dans le 9e art qui existait avec nos aïeux. Ils utilisaient la BD comme armes artistique pour combattre le colonisateur. Preuve en est avec Saïd Zanoune qui dessinait des personnages algériens avec des messages cachés avec le croissant et l’étoile du drapeau algérien», argue- t-il.

Revenant sur les arriérés des précédentes éditions, occasionnées par l’ancien commissariat, Salim Brahimi indique que des négociations sont à l’ordre du jour avec la tutelle «pour voir comment procéder pour résoudre ce passif qui est fait, nous encombre, et malgré cela, on essaye avec nos moyens de faire le maximum pour la réussite du Fibda», conclut-il avec satisfaction.

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