Un calife de l’Emir Abdelkader livré à l’oubli

Quelques membres de la caravane de l’Association des Amis de Miliana, art et culture, s’étaient rendus jeudi dernier à Koléa (Tipasa) pour commémorer dans l’indifférence totale le 178e anniversaire de la mort du chahid Ben Allel Mohamed, l’un des califats de l’Emir Abdelkader.

Le président de l’Association culturelle El Manara de Cherchell, Touil Walid, a rejoint le groupe pour manifester son intérêt à cette action de lutte contre l’oubli.

«Aujourd’hui, le 11 novembre 2021, nous sommes présents à Koléa pour commémorer l’anniversaire de la mort d’un califat de l’Emir Abdelkader, en l’occurrence Mohamed Ben Allel, nous déclare le Dr. Khouatmi Lotfi, afin de participer modestement à notre manière à la lutte contre la défaillance de la mémoire, la négligence du passé historique de notre pays», dit-il.

Notre interlocuteur nous précise que les démarches de leur association entrent dans le cadre de la sauvegarde de la mémoire collective, notamment toutes les femmes et les hommes qui sont liés à la ville de Miliana. La famille de Ben Allel est partie s’installer à Miliana au début des années 30 du XIXe siècle.

Après la mort du Califat Hadj Mahieddine Seghir (1835-1837), son neveu Mohamed Ben Allel reprend les commandes. Celui-ci vivait depuis l’année 1840 auprès des populations sous les tentes du camp de Sidi Boumssallah, situés à l’ouest de Miliana, 5 km environ.

Il a quitté Miliana en 1842, pour rejoindre la cité de Taza, dans la ville de Bordj Emir Abdelkader (Tissemssilt, ex-Vialar).

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