Elle fait découvrir les «pépites» de sa seconde patrie

D’origine haïtienne, la pianiste française Célimène Daudet a clos à Oran sa tournée algérienne sur invitation de l’IF. Le récital qu’elle a donné a eu lieu à la Fourmi, une nouvelle salle de spectacles coincée entre un salon de beauté et un SPA faisant partie de l’extension de l’hôtel Liberté.

Elle est dotée d’un piano de concert acquis tout récemment et qui a été accordé le matin même du spectacle par le spécialiste Mustapha Laribi, lui-même pianiste.

La musicienne a d’abord exprimé sa satisfaction de l’accueil «chaleureux» qui lui a été réservé par les Algériens partout où elle s’est produite.

Le choix du programme proposait au public un voyage dans le temps, XIXe siècle et début du XXe, mais aussi dans l’espace en faisant redécouvrir des compositeurs de sa deuxième patrie, Haïti, longtemps restés dans l’ombre.

Elle l’expliquera elle-même avant l’entame de sa performance, les thématiques choisies racontent «des états d’âmes, des sentiments universels et qui peuvent concerner chacun d’entre nous». De l’œuvre monumentale de Franz Liszt (1811-1886), pianiste hongrois de la période romantique, elle a choisi «Schlafflos» qui veut dire en allemand Insomnie.

Et elle s’en explique : «A la fin de sa vie, Franz Liszt a eu peut-être le besoin de se recueillir, de se recentrer sur lui-même et d’aller vers des choses peut-être plus essentielles en composant des œuvres un peu moins démonstratives, beaucoup plus méditatives en fait.» C’est cet état d’esprit qu’elle a tenté de recréer à travers cette pièce courte en deux parties.

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