Anouar Ney. Rappeur : «J’aimerais que le rap algérien soit parmi les meilleurs au monde»

-D’abord qui est Anouar Ney ?

J’ai choisi pour nom artistique Anouar Ney. Mon vrai nom est Dir Mohamed Anouar, né le 21 avril 1993 à Constantine. Je suis un rappeur algérien.

-Vous avez une véritable passion pour le rap ?

Ma passion pour le rap a commencé durant les années 2010, en compagnie des amis de mon quartier à Constantine. Nous avons formé un groupe musical dénommé Street Black.

-Racontez-nous vos débuts ?

Depuis mon jeune âge, j’ai été attiré par la culture hip-hop (Rap, Dance, etc.). Les membres du groupe composé de trois personnes habitaient le même quartier à Constantine. Il s’agit de Charaf, dénommé Louwi man et Mahdi Bouras dénommé Bangida. Nous avons débuté en chantant et dansant ensemble. Nous avons commencé à composer des chansons du genre «Rap Old School» décrivant la réalité de la vie à l’algérienne, et traitant aussi plusieurs thèmes. Le nom de Street Black signifie une ruelle noire ou sombre en référence à la situation que traverse la jeunesse algérienne.

-Vous avez décidé de continuer seul…

Les membres du groupe ont jugé que le rap en cette période ne mènera à rien et n’a pas de perspectives dans notre pays. C’est pour cela qu’ils ont décidé de voir autre chose. Quant à moi, j’ai décidé de continuer, malgré les difficultés et le peu de moyens, à faire cavalier seul dans le rap par conviction et par amour.

-Quels sont les thèmes de vos chansons ?

Les thèmes de mes chansons résument la réalité de la vie à laquelle fait face la plupart de notre jeunesse, c’est-à-dire les sujets de l’amour, le désespoir, la tristesse, la routine du quotidien, etc.

-Qui sont les rappeurs qui vous inspirent  ?

En Algérie, il y a Nirmou et El Blanco, mais aussi El Grande toto au Maroc et 2pac aux États-Unis.

-Parlez-nous de vos premiers concerts ?

J’ai animé mes premiers concerts en 2014 dans les maisons de jeunes à Constantine, mais aussi au centre culturel Malek Haddad, au centre culturel Benbadis (ex-université populaire UP) et au centre culturel Rachid Kcentini.

-Vous avez lancé votre premier clip en  2016…

Mon premier clip lancé en 2016 est intitulé Ghedara. Il synthétise la tristesse, le désespoir et les faux bonds rencontrés dans la vie au quotidien. Il a enregistré des millions de vues. Ce type de chansons regroupe deux styles : le social (musique chantée dans les stades algériens) et le rap.

-Vous avez décidé de vous consacrer au rap…

En 2017, parallèlement au rap, je suivais mes études de technicien supérieur en télécommunications. En 2019, j’ai été obligé de marquer une pause pour le rap pour continuer mes études en Russie.

-Vous êtes présent sur une plateforme digitale ?

Oui, le distributeur de ma plateforme digitale et KcK publishing

-Quel est l’avantage de cette plateforme ?

La plateforme digitale permet aux chanteurs une bonne orientation et un gain d’argent important.

-Vos projets déjà réalisés et ceux en vue ?

Les projets déjà réalisés en chansons sont Ghedara volume 1 et 2, Maghboun, Tir El Masjoun, No more, Oplla, Layko et Ya welly. Ceux projetés dans le futur sont des mixtapes et des Ep.

-Vos souhaits ?

Réussir dans le rap, devenir célèbre et représenter le rap algérien à l’étranger (Russie). J’aimerais bien que le rap algérien soit parmi les meilleurs au monde et que l’État s’intéresse beaucoup plus à ce genre musical.

-Un dernier mot ?

Je tiens à vous remercier pour l’intérêt que vous m’avez accordé à travers votre journal et j’invite les gens intéressés à me joindre sur Instagram : Anouarneyofficiel, sur Youtube : Anouar ney Officiel, sur Spotify : Anouar ney, sur Deezer : APPL MUSIC.ANGAMI et sur toutes les plateformes de streaming.

Propos recueillis par  S. Arslan

 

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